A bas le Kouign Amann

Imaginez-vous, rentrant après une longue, très looongue matinée de cours (oui, rien qu'une matinée, mais vous allez voir qu'il n'en faut pas plus).

Vous vous sentez fatigué(e). Vous vous êtes en effet levé(e) bien trop tôt, à 6 heures du mat' (moi je dis que se lever avant le soleil, ça a quelque chose de quasiment malsain).

A peine debout, on vous a balancé(e) dans une voiture, puis jeté(e) dans un bus avec cinquante de vos congénères estudiantins, direction : la conserverie de thon locale.
A la base, l'idée ne vous éblouit pas. Le thon, c'est bon, mais surtout de loin. Parce que ça sent quand même bien le poisson.
Mais la visite de la conserverie est une obligation scolaire, on vous a dit que ça vous servira plus tard (peut-être).
Je ne dirai rien de plus sur la visite en elle-même, on va dire que c'est du secret professionnel.

La visite finie, pas le temps de vous remettre du traumatisme. Il est midi, votre ventre a FAIM, votre estomac se tord violemment sous l'effet du manque de protéines et de sucre, et vous rêvez d'un bon petit repas (alors que vos vêtements sont encore imprégnés de la douce odeur du thon à la tomate).

Vous voilà à nouveau dans le bus, flottant vers le Home Sweet Home.

Mais, HORREUR! La conserverie de thon vient à peine de disparaître à l'horizon, que le chauffeur du bus devient brusquement fou et stoppe son véhicule dans un petit village de la Bretagne profonde, à des bornes de votre chez-vous bien-aimé. Le village est joli, et l'autre vous annonce avec un sourire jusqu'aux oreilles que c'est l'interlude tourisme de la journée. Vous avez droit de vous perdre vingt minutes dans les petites rues pavées de l'endroit.

C'est joli, fort joli, MAIS, comme je l'ai dit, vous avez faim. FAIIIIIM.
Et vous êtes cern(é)e de petites boulangeries, crêperies, kouign amann-eries (le kouign amann est une spécialité bretonne à base de beurre et de pâte à pain) et autres boutiques de choses à dévorer.
Or, dans votre porte-feuilles, il y a tout juste un euro. Pour être précise, un euro et trois centimes.

Vous commencez à vous sentir sérieusement AGACÉ(E). Ce n'est pas que vous n'aimez pas jouer les touristes, mais là, ce n'est pas trop le moment.
Quelqu'un tente de vous parler, vous lui arrachez une oreille d'un coup de dent. Ce n'est pas le bon moment, j'ai dit.

Finalement, le bus redécolle, et vous êtes de retour chez vous, après une heure trente de comatage préprandiale.
Vous ouvrez la porte du réfrigérateur, attrapez le premier machin à manger innocent que trouve votre main tremblante d'inanition. MANGEEER.

Puis petit à petit, la pression retombe. Votre respiration est plus régulière. Les commissures de vos lèvres, qui étaient relevées en un rictus de zombie affamé, retombent doucement. Une expression douce et apaisée éclaire les traits de votre visage. Seule subsiste dans votre coeur une légère rancoeur à l'égard de la Bretagne, parce qu'au fond c'est sa faute si vous avez autant souffert.

Le moment est parfait. Vous ouvrez votre placard préféré, saisissez farine, levure, et sucre, et commencez à vous faire plaisir. C'est l'heure de la tourte (la recette est inspirée de Cuisine du Sud-Ouest, Hachette Pratique).

La tourte gasconne, of course. A bas le Kouign Amann.

Tourte gasconne aux pruneaux

  • 300 g farine
  • 2 oeufs
  • 10 cL de lait
  • 1 pincée de sel
  • 450 g de pruneaux
  • 25 g de sucre
  • 25 cL de thé
  • 1 cuillère à soupe de cognac (facultatif, je n'en ai pas mis car T. ne boit pas d'alcool)
  • 4 cuillères à soupe d'eau de fleur d'oranger
  • 250 g de beurre doux

Dans un grand saladier, mélanger la farine tamisée, les oeufs et le sel.
Pétrir soigneusement la pâte et placer au frais pendant 2 heures.






Pendant ce temps, dénoyauter les pruneaux.
Les mettre à tremper dans le thé pendant une trentaine de minutes, puis les égoutter et les réserver.
Fariner le plan de travail et sortir la pâte du réfrigérateur.
L'étaler en forme de rectangle.
Parsemer de 200 g de morceaux de beurre ramolli.
Replier en trois, en pliant le haut et le bas du rectangle, puis en joignant les deux morceaux.
Rouler en boule et laisser reposer 1 heure.











Etaler la pâte à nouveau.
Découper deux disques, l'un de diamètre du moule, l'autre un peu plus grand (la pâte devant couvrir le fond et les côtés du moule).
Préchauffer le four à 200°C.
Placer le disque de pâte le plus grand dans le moule chemisé de papier sulfurisé.











Remplir des pruneaux et du reste de beurre en dés.
Poser le second disque par-dessus, et pincer l'ensemble de la pâte de façon à bien souder l'abaisse.






Arroser le dessus de la tourte d'eau de fleur d'oranger et de cognac, puis saupoudrer le sucre.
Cuire 15 à 20 minutes.
Servir tiède ou chaud.

Alors, des choses sur cette recette :

  • à la base elle contenait l'équivalent de la production annuelle européenne de beurre, or le beurre, c'est gras et c'est cher. Je ne suis pas du tout anti-beurre (alors là, loin de là), mais je vous assure qu'avec 250 g on voit le beurre dans la pâte à 500 mètres de distance.
  • gros choc, dans le bouquin ils appelaient ça un pastis. Toute personne se targuant de faire de la cuisine du Sud-Ouest DEVRAIT SAVOIR qu'un pastis, ça n'a pas du tout cette tête. Un pastis, ça n'a pas de pâte feuilletée, c'est une sorte de brioche (d'ailleurs, je vous en ferai, vous verrez). C'est comme si quelqu'un vous disait « je te fais une crêpe », et vous file une galette. Ou « je te fais un tajine », et vous sert un couscous.
  • attention, j'ai appelé ce dessert « tourte », parce que le dessus du gâteau est fermé de la même façon qu'une tourte, mais ce n'est pas ce que j'appelerais « une tourtière aux pruneaux ». Ces fameuses « tourtières » qu'on ne trouve dans le Sud-Ouest sont construites à partir de feuilles très fines et craquantes (genre feuilles de brick). J'avais tenté d'en faire une un jour, recette ici. Mounet de Cerises et Clafoutis a posté une recette en instance d'essai, là.


Puis un petit mot aux bretons : La Bretagne c'est mon troisième pays, après la Gascogne et le Maroc... Alors, rassurez-vous, au fond, je vous aime :o)...


C'est tout feuilleté!

Je suis à nouveau en cours, j'en suis RAVIE (sentez-vous la pointe d'ironie sous ce mot?).Je suis comme tout le monde, je trouve toujours les vacances trop courtes. En même temps, je sais très bien que sans boulot entre deux périodes de vacances, on ne les apprécierait pas à leur juste valeur.

Il n'empêche que là, tout de suite, j'ai envie de redevenir petite, c'était beaucoup plus facile quand j'étais jeune (là, maintenant que j'ai 21 ans, ça ne rigole plus). J'ai envie de regarder des dessins 'nimés, de manger des trucs sucrés et de me faire des petites couettes. Bon, c'est vrai qu'après tout, rien ne m'empêche de céder à ces pulsions, je pourrais vous planter là et aller me mettre des barrettes roses dans les cheveux. Mais la barrette rose ne fait pas tout.

(Je SAIS que là vous êtes en train de m'imaginer avec des machins roses dans les cheveux, arrêtez ça tout de suite, je suis punk!!)

Quelque part, je me dis que je serai une gamine toute ma vie, une gamine avec des soucis d'adulte.
Ça ne me déplaît pas, en fait. Puis de toute façon, la plupart d'entre nous sont comme ça, non?

....

Mince, la rentrée ce n'est pas bon pour le moral!
Bref, après cette introduction hautement philosophique, bien pensée, et admirablement bien tournée, je ne vais pas traîner pour vous présenter la recette du jour, parce qu'il ne se passe RIEN dans ma vie, et que si j'ai envie de vous balancer une recette comme ça, sans rien raconter de plus, j'en ai parfaitement le droit. C'est mon blog.

J'ai fait un truc sucré, un truc pour enfants. Bon, même les plus grands en mangent of course. C'est marocain, encore, et oui, mais c'est simplissime à faire, rapide comme tout, très bon, joli, marrant, tout ce que vous voulez.
C'est adapté d'une recette de Fatéma Hal (le Grand Livre de la Cuisine Marocaine).

Il est nécessaire de savoir cuire le couscous. Je n'ai pas de couscoussier, mais je me débrouille autrement : j'empile une casserole avec un peu d'eau au fond, le panier troué de mon autocuiseur (dans lequel je mets le couscous) et un couvercle de casserole.
C'est abominable comme montage, mais ça cuit à peu près bien.

Seffa (Couscous sucré)

Pour deux personnes :

  • 250 g de semoule moyenne
  • 25 cL d'eau
  • 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
  • 50 g de beurre doux
  • Cannelle (environ 1 cuillère à soupe)
  • Sucre glace (environ 75 g)
  • Quelques amandes émondées
  • Quelques raisins secs

Cuisson du couscous (peut être faite à votre façon) :

Verser le couscous dans un grand plat.
L'humecter avec la moitié de l'eau, ajouter l'huile d'olive et travailler la semoule poignée par poignée jusqu'à ce qu'elle soit bien homogène.
Cuire une quinzaine de minutes à la vapeur (de préférence dans un couscoussier, à ce moment-là stopper la cuisson lorsqu'un jet de vapeur sort du couscoussier).
Verser le couscous dans le grand plat, séparer les grains à la fourchette.
Humecter avec le reste de l'eau, remettre à cuire une quinzaine de minutes.
Verser le couscous dans le grand plat, séparer les grains à la fourchette, puis à la main.
Ajouter le beurre coupé en petits dés et travailler le couscous poignée par poignée.

Préparation de Seffa :

Dresser la semoule en forme de dôme sur le plat de service.
Décorer avec la cannelle, le sucre glace, les amandes et raisins secs.

Ce plat peut être servi chaud, ou froid, en complément d'un autre plat (dixit Mister T.) : "Nous, on mange beaucoup au Maroc. C'est très fréquent qu'il y ait deux plats principaux."

Personnellement, je trouve que c'est sucré comme il faut comme ça, mais T., qui a une loooongue expérience seffarienne derrière lui, dépose une grosse cuillère à soupe de sucre en poudre au sommet (en plus du sucre glace déjà présent).

C'est bon... Meilleur que le couscous aux légumes?? Peut-être. C'est bien sucré, comme aiment les enfants, et comme je le disais nous sommes de grands gamins...

Cela faisait bien longtemps.

D'ailleurs, pour raconter ceci au mieux, il faudrait que je commence ainsi :
il était une fois, dans un lointain petit village de la pointe bretonne, loin du soleil et de toute forme de civilisation, deux irréductibles étudiants qui tentaient de combattre la monotonie des ciels gris et des routes à tracteurs, à coup de tajine dominical.
Et ouiii, c'est le retour du tajine dominical!

Mister T. ayant déclaré aux dernières courses « Bon, prend un peu de viande de boeuf, je vais te faire un tajine vite fait » (ooooouh, j'adore quand il prend le contrôle des choses comme ça)(je vais finir par faire venir des pervers sur mon blog!), j'ai attendu innocemment ce matin qu'il daigne sortir du lit.

A 10h30, j'ai allumé la radio à fond.
L'Homme s'est retourné dans la direction opposée de celle de la source du bruit.

A 11h00, j'ai allumé la cafetière et j'ai réchauffé quelques m'semmens dégoulinants de beurre (un m'semmen c'est une crêpe feuilletée marocaine, comme ça).
L'Homme a murmuré vaguement que ça sentait bon, afin de replonger dans un sommeil abyssal.

A 11h30, j'ai trébuché « par hasard » contre un des pieds du lit.
L'Homme n'a même pas remué un poil de sourcil.

Ça vous rappelle quelque chose? Un autre dimanche, un autre tajine?
Je deviens trop sensible, je n'ai pas eu le coeur de lui refaire le coup de l'arrachage brutal de la couette.
C'est finalement lorsque j'ai imité le cri du m'semmen à l'agonie, saignant du beurre et du miel de toutes parts, que le sieur T. a ouvert les yeux.
« Ah, ben enfin darling! Il est midi là, et c'est toi qui dois préparer le repas aujourd'hui. »

Il a encore fallu attendre que l'Homme achève d'un coup de dents les derniers m'semmens sans défense, les noie sous le café et se coupe les ongles des deux mains, pour que les choses sérieuses puissent enfin commencer.
Moi, j'avais l'intention de me faire chouchouter, de regarder sagement les choses se faire puis de mettre les pieds sous la table. Mais j'ai eu un petit rappel à l'ordre :
« Derrière tout bon tajine, il y a une femme. BON. Je ne veux plus rien voir sur la table, on commence, là! Puis tiens, tu pourras raconter sur ton blog que ton mari cuisine torse nu. Qui c'est qui veut découper les oignons?»

Et c'est parti.

Tajine aux carottes et aux petits-pois (Tajine bkhizou ou jelbana)

  • 5 cuillères à soupe d'huile d'olive
  • 5 gros oignons
  • 6 tomates
  • 5 carottes
  • Sel
  • Poivre blanc
  • Poivre noir
  • Gingembre
  • Cumin
  • Paprika
  • Un peu de piment pour harissa
  • Une grosse dose de persil
  • 170 g de viande de boeuf
  • 1 boîte de 70 g de double concentré de tomates
  • 60 cL d'eau
  • 350 g de petits-pois frais ou surgelés

Mettre l'huile d'olive au fond d'une cocotte ou de l'autocuiseur.
Peler les oignons et les hacher. Les faire revenir dans l'huile d'olive, sur feu vif.
Peler les tomates, les concasser, et les ajouter aux oignons. Laisser cuire sur feu doux.
Ajouter alors le sel, les deux poivres, le gingembre, le cumin, le paprika, le piment pour harissa et le persil, ainsi que 10 cL d'eau.
Découper la viande en gros morceaux, les placer dans l'autocuiseur et laisser cuire 15 minutes. Rajouter un peu d'eau si elle s'évapore au cours de la cuisson.
Verser le double concentré de tomates, puis un demi litre d'eau dans l'autocuiseur.
Peler les carottes. Les couper en deux dans le sens de la longueur et en retirer le bois (le coeur).
Couper chaque demi-carotte en deux à trois morceaux.
Ajouter les morceaux de carottes et cuire à feu doux pendant 30 minutes.
Si nécessaire, réduire un peu la sauce sur feu vif.
Verser les petits-pois dans la sauce, laisser cuire encore 5-10 minutes.

Dresser sur le plat de service : d'abord la viande, puis les légumes et la sauce par-dessus.

Servir très chaud, et manger avec du pain en se servant des trois premiers doigts de la main droite.


Pour les épices, je n'ai pas mis les quantités car c'est vraiment suivant les goûts de chacun. En fait, c'est aussi valable pour les quantités de chacun des ingrédients!

Et c'est booon... Un des meilleurs que nous ayons fait à ce jour, je dirais!

P.S. : j'ai été taguée par Babeth et Miss Bebop. Comme j'ai déjà été taguée plusieurs fois, je pense avoir déjà raconté pas mal de choses sur moi, donc je ne jouerai pas à nouveau. Je remercie les filles d'avoir pensé à moi, c'est adorable!

Le mercredi, c'est raviolis

Je suis en vacances, comme ne le laisse pas présager mon rythme de publication...
J'avais prévu de rattraper mon retard question recettes à poster, mais que voulez-vous, j'ai eu la flemme.
Attention hein, je ne dis pas que je n'ai pas pensé à mon blog-chéri. D'ailleurs, j'ai pris le temps de transférer un certain nombre de recettes depuis mon ancien blog (Punk Chocolate c'est « Retour vers le futur », de là où vous êtes vous ne voyez rien bouger, mais sous la surface ça s'agite et des petits billets de mai 2007 éclosent dans les index). C'est longuissime à faire, il me reste encore trois mois à importer. En gros.

Alors oui, comme je le disais, je suis en vacances, mais comme d'habitude, je suis à peu près noyée sous le travail à faire (théoriquement, je ne devrais jamais avoir assez de travail pour être submergée de cette façon, mais étrangement j'y arrive quand même. Je me demande si c'est lié à la paresse molle qui caractérise mes soirées en ce moment?)

Ce qui fait que j'ai dû prendre des mesures. A savoir, vider mes réserves de farine et de beurre le plus vite possible avant la fin de la semaine (facile à faire, une beeeelle bestella, une bonne fournée de feqqas marocains et quelques beignets américains dodus comme ceux-ci, et hop, le tour est joué). Pourquoi ces mesures? Parce que tant qu'il y a du beurre, de la farine et des oeufs dans le réfrigérateur, une sorte de petit voyant vert reste allumé au fond de mon crâne, et j'entends des petites voix me parler: « Oooooouh, arrêêêête de bosseeeer, va faire des gâteaaaaux... » C'est pire encore lorsque j'ai de quoi faire un petit plat de viande mijotée, bien épicé.
Je suis assez gravement atteinte. Cependant je n'en suis pas encore à parler avec mon réfrigérateur, je vous rassure.

Et donc, suite à ces mesures drastiques, plusieurs conclusions se sont imposées :

  • Premièrement, lorsqu'on mange en moins de trois jours une pastilla au poulet, plus une vingtaine de feqqas, plus une dizaine de beignets américains, on se sent légèrement ballonné (et j'ai l'impression de voir le gras pousser sur mes cuisses, à l'oeil nu).
  • Deuxièmement, même si les possibilités de se lâcher en cuisine sont plus réduites, le manque de beurre et d'oeufs n'empêche pas d'avoir envie de musarder en vacances. On peut aller jusqu'à supposer une corrélation inverse entre la quantité de temps libre et l'envie de travailler.
  • Troisièmement, il apparaît que je vis avec un stress sous-jacent perpétuel. Finalement, la simple vue de la pile de cours que j'ai à bosser, de la moquette de cheveux tombés dans la salle de bain (je m'arrête là pour la description de ma salle de bain, pour peu que vous ayez l'estomac un tantinet délicat vous ne supporteriez pas la suite), et de l'épaisseur de la liasse de tickets de caisse qui restent à comptabiliser dans mon budget du mois, me poussent à m'agiter un peu et à remettre de l'ordre dans tout ça.

En bilan : j'aurais dû me garder de quoi faire un gâteau au chocolat, quoi (tant pis pour le gras sur mes cuisses).

En parlant de gâteau au chocolat, je vous ai fait des raviolis chinois. Ah non, ne cherchez pas, il n'y a pas de rapport, c'est juste que ce n'est pas facile de faire une transition.
Il se trouve que Claire, qui raconte sa vie avec beaucoup d'humour sur Pastis et Coquelicots, est allée en stage en Chine l'an dernier.

Ce qui me fait penser qui qu'il va falloir que quelqu'un se bouge, là-bas aux States, pour entamer les procédures de visa pour mon propre stage de cet été, parce qu'on m'a dit de ne rien faire de mon côté mais le temps passe et point de nouvelles de la personne (dont l'identité m'est inconnue, bien évidemment) en charge de ce léger détail (qui conditionne tout de même mon entrée aux Etats-Unis, ce qui pourrait influer sur mes capacités à effectuer ce stage, et par conséquent ruiner ma carrière prometteuse.) Mon maître de stage ne panique pas, mais ce n'est pas rassurant, ce n'est pas lui qui s'occupe de tout ça.

Petit coup de stress, je me reprends et je continue : bien que ce ne soit pas le but premier de son existence, miss Claire cuisine, et (entre autres) cuisine chinois (là est le rapport avec le stage en Chine). Pour avoir essayé son poulet qui tue, je lui fais confiance pour ce qui est de la cuisine chinoise.
Ainsi, lorsqu'elle a publié ces mignons petits monstres, je ne me suis pas laissée effrayer :

Jiaozi (Raviolis chinois)

Pour deux à trois personnes :

  • 150 g de farine
  • 1 cuillère à café de sel
  • 5 cL d'eau
  • 175 g de boeuf haché
  • 2 gousses d'ail
  • 1 gros oignon
  • 1 blanc de poireau
  • 1 cuillère à soupe de sauce soja
  • 1 cuillère à café de coriandre moulue
  • 1 pincée de cumin
  • 1 pincée de poivre
  • 1 cuillère à café d'huile de sésame (ou autre huile végétale)
  • 25 g de beurre

Mélanger la farine et le sel, puis ajouter l'eau peu à peu, en pétrissant la pâte.
Malaxer quelques minutes, jusqu'à une pâte lisse et souple, et réserver.
Faire revenir le blanc de poireau dans le beurre.
Cuire la viande haché avec la cuillère à café d'huile.
Mixer ensemble l'ail, l'oignon, le poireau, la viande et les épices.
Etaler finement la pâte sur le plan de travail fariné.
Découper des disques de pâte à l'aide d'un petit bol.
Déposer une cuillère à soupe de farce au centre de chacun des disques.
Humecter le bord de la pâte avec un peu d'eau, puis refermer chacun des raviolis, en pinçant fermement le bord pour éviter qu'ils ne se rouvrent à la cuisson.
Faire chauffer une grande casserole d'eau.
Cuire les raviolis dans l'eau bouillante. Ils tombent au fond de la casserole, et remontent à la surface lorsqu'ils sont cuits.

Une remarque : plus la pâte est fine, meilleurs sont les raviolis... Mais plus la pâte est fine, plus la viande a envie de faire des trous dedans pour s'échapper.

Mon verdict :
Et ben!! C'est bien bon, dis-donc...
Merci Claire!

Verdict de T. :
C'est bizarre, ça n'a pas l'air cuit... C'est quand même bon.

Encore une chose :

Les baguettes, sur la photo, ce n'est que pour faire joli, parce que j'ai fait des raviolis géants. Hypertrophiés au point de ne pouvoir se servir que de ses doigts (j'aime manger avec mes doigts :o)...)
J'ai choisi de les réaliser avec de la viande de boeuf, mais on peut les faire au porc. Et les quantités de farine, viande, etc., sont à varier au gré des envies de chacun, il n'y a pas deux raviolis chinois identiques!

Me voilà de retour, j'espère que je vous ai manqué(e)s...
Cela faisait plusieurs jours que je n'avais plus de connexion Internet, pour cause de serveur décédé.

J'ai bien essayé de naviguer depuis le PC de T., mais figurez-vous qu'il ne m'aime pas (l'ordinateur, pas T.). Dès qu'il me voyait apparaître à l'angle de la porte, il faisait le mort. ET voilà qu'il plantait, et il était leeeent, et il fermait les fenêtres que je voulais ouvrir sans me prévenir... Parfaitement antipathique, cet ordinateur.
J'avais envisagé un début de solution, le prendre par surprise :
Me glisser depuis la porte contre l'armoire.
Ramper contre le lit.
Rouler sous le bureau.
Tendre la main et attraper la souris, et CLIC!, le voilà pris au piège.
Seulement, il ne s'est fait avoir que la première fois. Il a dû comprendre le truc.
Cette histoire d'ordinateur asocial et misogyne, c'est rigolo trois secondes, mais je vous assure que quelque chose comme la simple lecture de mes mails devenait un véritable calvaire.

Bref, et donc je suis de retour, ceci grâce à un gentil étudiant qui a accepté de me dépanner quelques jours, le temps que mon ancien serveur ressuscite. Ceci, sans demander un quelconque retour de service, j'insiste donc sur le mot « GENTIL ». J'ai foi en l'humanité, et des fois j'ai raison.

Alors.

A peine ai-je eu le temps de liquider les tags sous lesquels on m'avait généreusement ensevelie, que je me fais avoir à nouveau par Tifenn.
Miss Tifenn veut que je révèle quels sont, selon moi, les 10 meilleures associations culinaires. J'explique : il faut que je cite, sans trop y réfléchir, dix saveurs qui s'accordent parfaitement. J'aime bien le principe, cela peut donner des idées... Ce jeu s'intitule « Le Goût dans l'Esprit de Dieu », c'est un titre bizarre, et ce n'est pas moi qui l'ai choisi.

Alors voilà, pour Tifenn :

Chocolat – Banane/Poire
Chocolat – Cannelle/Gingembre/Piment (piment d'Espelette)
Carotte – Orange
Tomates – Oignons
Sauternes – Foie gras
Viande de canard – Cèpes de Bordeaux
Poivron – Ananas
Pomme – Cannelle/Curry
Oeuf – Cumin
Pomme de terre – Fromage

Là, ça doit faire 10.
En échange, j'aimerais bien savoir quelles sont les associations culinaires préférées de Louise, Nadia, Mamae, Liliy, Lakbira, Aurelvelvet et Céline...

ET, ce n'est point fini, j'en suis à deux "You Make My Day Awards" de décernés, et là j'avoue que je coince. Je visite un grand nombre de blogs par jour (quand Internet marche, grrrr), et c'est vraiment difficile d'en choisir 10. Donc, je passe. Merci beaucoup à Aurelvelvet et à Laorra de m'avoir décernée ces prix :o)!!

Maintenant, on va pouvoir parler de cuisine un peu plus sérieusement. Aujourd'hui, j'ai encore prouvé à quel point je suis une fille géniale. Je me suis ébahie moi-même, culinairement parlant. T. a dévoré, et m'a avoué être le plus heureux des hommes (ce que j'ai choisi d'imputer à ce que je lui avais mitonné, plutôt qu'à l'épisode de Prison Break que nous étions en train de regarder)...

Ce qui suit est adapté d'une recette de Fatéma Hal, trouvée dans son Grand Livre de la Cuisine Marocaine. Un grand classique! C'est beau, et très, très bon...

Pastilla au poulet (Bestella bdjaj)

Pour environ 6 personnes :

Farce :

  • 1 poulet de 1,350 kg
  • 3 cuillères à soupe d'huile d'olive
  • 4 gros oignons
  • 1 ½ cuillère à soupe de coriandre moulue
  • 1 cuillère à café de sel
  • ½ cuillère à café de poivre
  • 1 cuillère à soupe de sucre
  • 5 cuillères à soupe de persil plat haché
  • ½ cuillère à café de noix de muscade moulue
  • ½ cuillère à café de gingembre
  • ½ dose de safran (4 pointes de couteau environ)
  • 1 cuillère à café de cannelle
  • 9 oeufs
  • 20 cL d'eau

Feuillets de la pastilla :

  • 20 feuilles de bricks (warkas)
  • 125 g de beurre fondu
  • 1 jaune d'oeuf

Pâte d'amandes :

  • 300 g d'amandes émondées
  • 100 g de sucre
  • 1 cuillère à café de cannelle
  • 1 cuillère à soupe d'eau de fleur d'oranger

Présentation du plat :

  • Sucre glace
  • Cannelle
  • Quelques amandes émondées

Préparation de la farce :

Peler et émincer les oignons.
Les mettre dans une cocotte ou une grande casserole, avec l'huile d'olive, la coriandre, le sel, le poivre, le sucre et le reste des épices.
Bien mélanger, puis poser le poulet dessus et faire revenir le tout à feu vif pendant une quinzaine de minutes.
Verser l'eau dans la cocotte. Lorsqu'elle commence à bouillir, couvrir et laisser mijoter sur feu doux pendant 45 minutes.
Sortir le poulet de la cocotte, le réserver. Couvrir la cocotte à nouveau et laisser mijoter une vingtaine de minutes.
Découper le poulet et le désosser. Ne pas hésiter à faire des morceaux de viande assez fins.
Au terme des 20 minutes, casser les oeufs un à un dans la cocotte, en remuant bien entre chaque oeuf.
Ajouter finalement la viande de poulet, mélanger et sortir du feu.

Préparation de la pâte d'amandes :

Frire les amandes quelques minutes dans un peu d'huile, jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées.
Les mixer ensuite en une poudre fine.
Y ajouter le sucre, la cannelle et l'eau de fleur d'oranger, puis bien mélanger.

Montage de la pastilla :

Badigeonner un grand moule rond (diamètre 26 cm) de beurre fondu à l'aide d'un pinceau à pâtisserie (j'ai utilisé un moule à charnière, pour pouvoir en sortir facilement la pastilla).
Beurrer 4 feuilles de brick et les disposer au fond du moule.
Beurrer ensuite 5 à 6 feuilles et les disposer en corolle dans le moule. Elles doivent se chevaucher et dépasser du bord du moule d'une dizaine de centimètres.
Saupoudrer une première couche de pâte d'amandes.
Couvrir d'une couche de feuilles bien beurrées.
Étaler une seconde couche de farce au poulet.
Couvrir d'une nouvelle couche de feuilles beurrées.
Continuer ainsi jusqu'à épuisement de la farce et de la pâte d'amandes.
Refermer la pastilla en rabattant les feuilles qui dépassent vers le centre du moule.
Coller au jaune d'oeuf.
Beurrer 2 feuilles de pastilla et enduire leur bord de jaune d'oeuf.
Disposer la première par-dessus, en enfonçant les bords vers le bas tout autour du moule, contre la pastilla. Faire de même avec la seconde.
La pastilla est alors bien fermée.
Enfourner 20 minutes à 200°C.

Finition de la pastilla :

Démouler la pastilla et la poser sur le plat de service.
Saupoudrer le dessus de sucre glace, en une couche uniforme et surtout peu épaisse, pour ne pas trop sucrer.
Décorer de croisillons de poudre de cannelle et de quelques amandes émondées.

Et comment on entame ça, hein?? La démonstration est de T., parce que personnellement je n'aurais pu ainsi massacrer mon oeuvre...

De la même façon que l'on mange le tajine avec du pain, ici ce sont les feuilles de brick qui permettent de saisir et de manger la farce.

C'est un plat que l'on fait plutôt pour une occasion spéciale (et pourquoi le 17 février ne pourrait-il pas être un jour spécial, hein?).

La recette est pour six personnes, mais à deux nous en avons mangé la moitié, parce que c'est vraiment délicieux... (Mais je ne vous cache pas que depuis tout à l'heure j'évite de regarder trop longuement les photos, qu'on ne me parle plus de manger pendant les deux prochains jours, là).

Punk et fleur bleue

J'ai une petite manie : lorsque je cuisine, je grignote énormément. Je goûte tout ce que je fais, à toutes les étapes de ma réalisation (je ne vous raconte pas le nombre de fois où j'ai léché mes doigts inconsciemment, alors que je venais d'enduire un morceau de viande de poivre et de piment. Surtout, ne faites pas ça chez vous).

C'est tout de même problématique, étant donné le niveau diététique de la pâte à gâteau crue et des oignons fondus dans du beurre.

Le pire de tout, c'est les petits restes au fond des récipients.
Je fais partie du club de ceux qui laissent trois centimètres de pâte de gâteau au chocolat au fond de leur saladier/terrine/truc-où-on-prépare-la-pâte-à-gâteau, lorsqu'ils versent la pâte dans le moule. Pas pour faire joli hein, juste pour la terminer à la petite cuillère...

Je sais, c'est mal.
Mais j'ai trouvé la parade.

J'ai beau être une vraie punk (je ne dis même pas ça pour rire, les gens ont tendance à me trouver trop sage et gentille pour en être une, ils ont tort), j'ai un petit coeur de jeune fille fleur bleue.
Bon, les romances au ciné, les histoires d'amour, c'est moyennement ma cup of tea, je n'ai jamais cru au Prince Charmant (il m'a trouvé quand même), et caetera...
Mais voilà qu'au fond, je suis une niaise comme les autres. Je fais des coeurs. Au lieu de manger les restes de pâte à gâteau, les chutes de pâte feuilletée, et tout et tout (chez moi ça concerne principalement les choses sucrées), je les façonne en forme de coeur, je les cuis amoureusement puis je les offre à T., pour qu'on se les partage en amoureux, le myocarde palpitant et les globes oculaires de chacun plongés passionnément dans la contemplation de l'autre.

Dans la série, je présente...

...Le bout de crêpe au sarrasin (j'ai essayé une recette il y a quelques jours, oui Mesdames et Messieurs, je me bretonnise de plus en plus)...

...Et le bout de harcha dorée au four (recette à venir, si vous êtes sages)...

Il y a eu aussi le bout de pâte feuilletée maison, le bout de merveille, et j'en passe.

Et ne voilà t-il pas que c'est la Saint-Valentin (c'est demain, je précise ça pour tous les individus de sexe masculin qui avaient zappé l'évènement, je suis l'ange gardien des couples).

Pour l'homme de mon coeur (« l'homme de mon myocarde », ça sonnait bizarrement), j'ai préparé un Tea Time d'amoureux, avec pleins de machins roses, en coeur, en étoile, avec du chocolat, du sucre, et blablabla. Normalement oui, à la Saint-Valentin ce sont des coeurs et non pas des étoiles, mais le prénom de T. signifie « étoile conquérante qui déplace vaillamment les montagnes », ou un truc comme ça en arabe (j'exagère ma traduction, ne vous en faites pas), alors bon... Je vous avez dit que je suis fleur bleue...

Des coeurs, j'en avais revendre : en biscuit, en crêpe, en galette de harcha, en sucre... Alors j'ai pensé à Louise de Gato Azul, qui fait une galerie de coeurs pour le 14 février.

« As-tu du coeur? »,

OUI, j'en ai, pour preuve cette mosaïque de coeurs, ainsi que tous les coeurs qui ornent ce message...

... Des coeurs pour le Chat Bleu, et pour tous ceux qui les verront :o)!

Même si au final, c'est mister T. qui remporte tout leur amour, soyons clairs.

Et voilà maintenant notre Tea Time spécial d'amour : des biscuits sablés à la confiture, et des petits coeurs au chocolat réalisés à partir d'une recette de Choumicha (recette pas encore publiée, mais ça ne saurait tarder)! Les coeurs et étoiles colorés de rose et jaune sont tout simplement des restes de ma pâte à sablés que j'ai recyclés avec un peu de sucre glace, quelques gouttes de jus de citron et de colorant...

Biscuits sablés à la fraise


Pour 2 personnes :

  • 250 g de farine
  • 100 g d'amandes émondées
  • 125 g de beurre doux
  • 2 sachets de sucre vanillé
  • 50 g de sucre
  • 1 oeuf
  • Confiture de fraise

Faire chauffer une poêle, et torréfier les amandes quelques minutes.
Les mixer afin d'obtenir une poudre fine.
Mélanger la poudre d'amandes obtenue avec le beurre ramolli.
Ajouter l'oeuf et les deux sortes de sucre, bien mélanger.
Ajouter enfin la farine tamisée.
Pétrir la pâte jusqu'à ce qu'elle soit bien homogène, puis filmer et laisser reposer deux heures au frais.
Etaler la pâte sur le plan de travail fariné.
Découper des carrés 8x8 cm à l'aide d'une roulette, et évider la moitié des carrés à l'aide d'un emporte-pièce.
Cuire 15 minutes à 200°C.
Réchauffer la confiture, en tartiner les carrés non évidés.
Saupoudrer les carrés évidés de sucre glace et les poser sur les carrés enduits de confiture.

Ben oui, c'est bon.

Et EVIDEMMENT, je dis que c'est un Tea Time d'amoureux, mais c'est sooo girly. Alors on peut se faire plaisir même célibataire, avec un petit thé entre filles, un Tea Time Girly :o)...

Bon, et puis dans un tout autre registre, j'ai le regret sincère de vous annoncer la mort du serveur qui assurait ma connexion internet dans ma résidence étudiante. Les temps sont durs et la connexion malaisée, mais comme je suis géniale, j'assure quand même l'alimentation du blog (en empruntant le PC des autres, rien n'est trop beau pour vous...)

P.S. : Pour Dorian spécialement, puis pour tous les autres aussi, de la musique punk neuve dans la colonne de droite!

Alors voilà, aujourd'hui pas de petit article affriolant, ni même de recette. Non seulement je me sens un peu flemmarde, mais là j'ai des plats dans le four. Repas entre étudiants dans une demi-heure et rien, RIEN n'est prêt. Vous m'excuserez de vous laisser un peu en plan, donc.

Le sujet de ce post, c'est le triple-taggage+décernation d'un "You make my day award" dont j'ai fait l'objet en ce début de semaine... Je suis en train de me faire déborder par les événements là, arrêtez tout je me rends!! Malgré les tirs croisés, j'ai décidé de répondre à tout.

Le sujet de ces trois tags est simple : raconter des trucs sur moi.

En vérité, pour répondre à tout, il faudrait que je vous sorte 18 petites choses à propos de moi, et là j'avoue, ça m'a paru un peu dur. Alors j'ai choisi de faire ça de trois façons différentes, histoire que vous restiez jusqu'à la fin ce de post.

(Le but ultime, je le rappelle, étant de me débarrasser de tous ces tags.)

Pour la miss Louise de Gato Azul, je vous raconte 5 choses que j'aime en images.
Pour la miss Mamae d'Epices et Douceurs, je vous énonce 6 vérités en toutes lettres.
Pour la miss Laorra de LaorraLand, j'ai choisi 7 des objets de mon quotidien.

Alors c'est parti.

Cinq choses que vous ne savez pas (ou pas forcément) à propos de moi, pour Gato Azul :

Vous pouvez compter, il n'y en a que cinq.
En retour, je tague :

Charline
Chrystel
Emilie
Oum Ismail
Labas
Mimosa

Oui, ça fait 6 personnes, mais je n'en taguerai pas plus de tout ce message. Je suis pardonnée (je m'auto-pardonne).


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Et maintenant, six choses pour la petite
Mamae :
  1. Je mange les nouilles chinoises crues.
  2. J'ai les cheveux bouclés.
  3. Je sais reconnaître une sauterelle mâle d'une sauterelle femelle.
  4. Je suis très, très susceptible.
  5. Je suis trop honnête (et certains en profitent).
  6. Je conserve dans une boîte les pétales de toutes les fleurs que m'a offert mon T.

Et voici le règlement du jeu de Mamae :

Mettre le lien de la personne qui vous a tagué(e)
Mettre le règlement sur son blog
Taguer six personnes en leur donnant le lien vers l'article sur votre blog
Les prévenir en leur laissant un petit message sur leur blog.


MAIS : comme je le disais précédemment, je ne tague personne de plus, vous imaginez, taguer 18 personnes d'un coup? J'explose la blogosphère, là.

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Et maintenant, sept choses pour Laorra :

"Dans ce jeu très simple en théorie et pas évident en pratique, il faut :
Ecrire dans son prochain article 7 choses sur soi bien sûr et secrètes
évidemment! Mais ce n'est pas tout! On doit ensuite recopier la règle du jeu,
puis laisser à la fin de l'article les noms de 7 petits blogueurs et les prévenir
du tag ainsi commis."

Là, j'avoue que je me suis creusée la tête, pour vous faire quelque chose d'original. J'ai fini par vous trouver ceci :

Un tableau représentant les pins landais, peint par ma grand-mère, un bracelet marocain offert par ma « deuxième Mam » (celle de T.), un roman en espagnol de Mario Varga Llosa (avec une photo de mon hbibi faisant office de marque-page), du thé à la menthe, des boucles d'oreilles qui appartenaient à ma Mam n°1 (ma petite mam' à moi), le stylo avec lequel j'écris mes cours et un CD punk.


A vous de vous creuser la tête, maintenant. Je ne referai pas ça tous les jours, vous êtes avertis. La prochaine fois, ce sera une recette, non mais. Et je choisirai peut-être de décerner un "You make my day award" à mes dix blogs-adorés ;o)

J'ai une sorte de malédiction : bien que j'ai beaucoup de bonne volonté, force m'est de constater que je fais généralement tout à la dernière minute.
Entre jeunes, c'est-à-dire personnes de moins de 25 ans (parce qu'après c'est la catégorie « vieux encore jeunes», désolée hein), nous employons l'expression « à l'arrache », qui est une superbe représentation de ce constat.
J'arrache au temps chaque chose que je fais. Je cours après le bus, je cours pour aller à l'école, je cours pour finir un travail de groupe, je cours pour arriver avant que le coiffeur ne ferme.

Tiens, au fait, je suis allée chez le coiffeur aujourd'hui. Brrrrrr. Je n'aime pas trop les coiffeurs, ils ont des ciseaux très pointus, et ils les agitent toujours très près des oreilles. Puis ils tripotent les cheveux, imaginez un instant que j'aie une crête de punk, un petit tour chez le coiffeur et hop!, ma crête serait toute aplatie. Malheureusement (ou heureusement, allez savoir), ce cas de figure ne se présentera jamais, parce que j'ai une incompatibilité capillaire avec les crêtes de punk.
Quoi?, quel est le rapport avec ce que je disais au début? Peu vous chaut la vie de mes cheveux, c'est ça?

Ok, pardon pour cette digression.

Pour en revenir à ma malédiction : ce n'est pas ma faute, en fait. Je suis à peu près certaine qu'il y a une sorte de force étrange qui fait en sorte que le temps accélère lorsque je suis en retard. Au fond, si Einstein ne l'avait pas fait, j'aurais pu découvrir la relativité (en plus, moi aussi je tire la langue comme une pro).

Je vous raconte tout ça, parce que j'ai failli être en retard, encore une fois...

...Charline est la super-chef du nouveau KiKiVeutKiVientKuisiner (holàlààà, il a fallu que je le tape trois fois avant de réussir à l'écrire correctement!), alias KKVKVK pour les intimes, et elle nous a concocté un thème bien sympathique, à savoir les samosas.
La date limite de consommation du jeu était... demain, ce qui veut dire que j'ai quand même réussi à m'y prendre un jour à l'avance pour préparer ma recette (alors que la miss Charline a publié son thème il y a un presque un mois, mais on va dire que je ne l'ai pas précisé).

Et en plus d'avoir frôlé le retard, je n'ai même pas fait ça dans les règles, parce qu'en relisant les trois lois du KKVKVK#24 tout à l'heure je me suis rendue compte qu'il fallait :

1. Faire soi-même la pâte
(bon, ça je l'ai fait)

2.Mettre des épices qui font penser à l'Inde
(ah mince)

3.Garnir de tout ce qui nous faisait envie, en gardant la touche indienne
(ah, re-mince)

Pardonne-moi, ô maîtresse du KKVKVK#24. Parce que moi, j'ai spolié la cuisine indienne sans scrupules. J'ai fait du détournement de samosas. J'ai piraté ta recette.
A la place de samosas indiens, j'ai préparé des samosas marocains...

La pâte est complètement inspirée de celle de Charline, mais en plus "Maroc"!

Samosas à la marocaine

Pâte :

  • 350 g de farine T55
  • 100 g de semoule fine
  • 3 cuillères à soupe de smen (pour faire son smen maison : recette de Nadia)
  • 1 pincée de sel
  • 2 pincées de curcuma
  • eau (à peu près 1/8 de litre)

Farce :

  • 150 g d'oignons
  • 25 g de beurre
  • 2 tomates
  • 250 g de boeuf haché
  • 1 cuillère à soupe de persil
  • 1 cuillère à café de ras el hanout
  • 1 cuillère à café de cannelle
  • 1 cuillère à café de cumin
  • 1 cuillère à café d'ail
  • 1 cuillère à café de coriandre
  • Sel, poivre